Big badaboum

Il y a un mois…Déjà.

Ce samedi là, je quittais la maison avec mon homme, heureuse et insouciante, direction Sutton pour une ride de moto avec des amis. Super avant-midi, visite du Musée de Sutton qui présente une expo de Sol, que j’adore, et qui fût fort agréable. Traversée aux USA et poursuite de la ride au Vermont, toujours en mode relax et agréable, lunch au Cajun Snack Bar, j’ai encore les papilles frétillantes au souvenir du délicieux crawfish po-boy que j’ai bouffé. Je me souviens avoir quitté le resto, tourné à droite sur la route puis c’est le néant. Le souvenir qui suit est l’arrivée dans ce qui sera ma chambre pendant 11 jours, les 3 premiers ayant été dans les limbes des soins intensifs.

Le corps est une maudite belle machine, qui protège même quand il a mal… Et se guérit peu à peu, à coup de tête de cochon et d’aide dans mon cas. On m’a raconté ce qui s’est passé, chacune de mes respirations est un cadeau j’aurais pu y passer. Un merci tout particulier à Karine, ma belle je ne te le dirai jamais assez. J’ai un super chum, de bons amis et mes anges gardiens sont efficaces en calvinse, maudit bon travail d’équipe gang merci!!!

Mes premiers moments dans ma chambre sont encore flous, je me souviens des yeux de mon homme et du chauffeur de limousine. Je me suis réveillée pas pire cabossée à l’hosto, branchée de partout. J’avais quasiment l’air d’un personnage de science fiction mais j’aurais aimé pouvoir flotter dans les airs avec mes tuyaux tsé. Les bobos? Pneumothorax, traumatisme crânien, trio cassure clavicule/omoplate/6 côtes, et bin oui du côté droit vu que je suis droitière tsé et genou gauche gros comme un ballon de basket. Quand j’ai envoyé les nouvelles à mon doc il m’a répondu Coudonc tu fais jamais rien à moitié toi! Ouin. Vive l’épidurale!

Rien d’autre à faire qu’aider mon corps à se remettre, chiller entre le lit pis le fauteuil de ma chambre d’hôpital, même mon hamster atomique est au neutre! Bof, pas tant au neutre le p’tit crisse il s’est remis à courir dans sa cage cervicale assez vite. Quand t’as aucun souvenir de ce qui s’est passé, tu spécules un peu, c’est weird. J’en suis venue à même me sentir mal quand j’entendais le récit de l’accident. Non mais tsé je n’ai aucune maudite idée du pourquoi j’ai défoncé le parapet pour faire un vol plané dans un ravin! Alors quand on me dit courageuse de vouloir remonter sur ma moto l’an prochain, pfft bin non j’suis amnésique! 😛

N’empêche que mes réflexions m’ont amenée à la conclusion que quelqu’un, quelque part a décidé que je n’avais pas fini ma job ici bas. Je le prends à la fois comme une tape dans le dos ( pas trop fort chose!) et une deuxième chance. Ce qui amène également son lot de réflexions…

C’est ma 2e réadaptation en 4 ans. D’abord les hanches, puis là le polytraumatisme (beau CV hein?!). La première a servi de pratique… Mais j’ai pas tout assimilé la 1re fois. La solitude de la réadaptation m’a encore fessé dans le front. Ouin. Même super bien entourée. Habituée depuis toujours à l’autonomie et l’indépendance, à être celle qui prend soin de, à m’occuper de moi-même. En réadapt, l’auriez vous cru, c’est pas tout à fait pareil… Je suis celle qui a besoin, de qui on doit prendre soin. Ah oui, et je dois demander parce que personne n’est devin. Ouch. En plus de travailler le corps, je travaille la patience, la communication et l’humilité. En fait ce n’est pas le bon mot… Ce n’est pas de l’humilité c’est je ne sais pas trop quoi mais c’est douloureux. Parce que oui, le corps souffre mais y’a aussi l’essence non physique de la madame qui souffre…

Bon, je vais mieux ne vous inquiétez pas merci 😉 Le pronostic est bon, la patiente est positive et engagée dans son rétablissement, sa réadaptation. La patiente pas patiente parce que ça ne va jamais assez vite à son goût! Mais je prends les victoires une à la fois, les goûte et en jouis. Tsé quand trancher des champignons en tenant le couteau de la main droite te fait sourire comme si t’avais gagné à la loterie. Le vrai travail commence la semaine prochaine, en salle d’ergo. Je recommence à m’entraîner! 😉

Merci à ceux et celles qui m’ont soutenue, par vos visites, téléphones, courriels, textos, facebook… On ne dira jamais assez combien le soutien est important, crucial dans la guérison… Toute seule ça aurait été pas mal plus long et pénible. Bon, ceux qui m’ont fait rire je vous en dois quand même une! Je suis comme Yogi… Quand je ris ça fait mal! 😉

PS ce texte a été écrit avec les deux mains! Une autre victoire 🙂

Montée de lait du mercredi

Encore une vague d’engueulade par voie de statuts Facebook. Le litige cette fois: parent ou pas parent. Astie. Non mais ding ding ding chacun dans votre coin crissez-vous un bucket d’eau glacée sur la tête et reprenez vos esprits!!!  Ça se peut être en désaccord sans se basher?? Un peu de respect bâtard!!

La vague a suivi cet article du JdM http://www.journaldemontreal.com/2015/05/25/ils-souhaitent-celebrer-ceux-qui-ne-veulent-pas-denfants puis j’ai lu des statuts pour, des statuts contre, du bashing dans les commentaires (je ne devrais jamais lire les commentaires c’est mauvais pour ma santé mentale…) et comme je n’ai pas beaucoup dormi cette nuit j’en fais une montée de lait.

En tant que mère, des « non-parents » m’ont jugée et isolée parce que non seulement j’avais des enfants mais en plus je ne travaillais pas, en tout cas pas rémunérée. Bin oui chose, tout le monde sait qu’une mère à la maison devient incapable de lire ou de discuter autrement qu’en onomatopées pis qu’elle va se sentir obligée de goûter ton plat pour être sûre que c’est pas trop chaud et te montrer ses photos de progéniture. Ils m’ont fait chier. Après avoir essayé quelques fois j’ai quitté le carré de sable pour aller jouer ailleurs, sur un terrain de jeux plus accueillant. Et non y’avait pas que des parents dans mon nouveau milieu, juste des gens respectueux des choix des autres.

D’autre part, certaines copines ayant fait le choix, ou pas, de ne pas procréer ont dû se justifier et expliquer le pourquoi. Tsé tu veux pas d’enfants donc t’es pas normale, t’es égoïste, t’es carriériste, t’as pas trouvé le bon père ou t’es lesbienne. CQFD. J’ai même une amie qui disait être infertile pour se faire foutre la paix. Roooooling eyes. C’est triste se retrouver dans cette situation à répétition. Si la personne en avant de toi manifeste un réel intérêt envers toi, tes choix de vie discute avec elle. Mais dans le cas d’une curiosité jugeante et malsaine sur pourquoi tu fais pas comme les autres, je t’en prie ne perd pas ton énergie avec ça… Mais la pression est forte, ça doit être vraiment enrageant.

Je reviens au débat facebookien. D’un bord comme de l’autre, les jugements pleuvent. Comme pour n’importe quel maudit choix que tu fais dans la vie… T’es différent, tu penses autrement, tu n’es pas bien avec les conventions sociales, tu choisis autre chose que ce qu’en général les gens choisissent, paye pour!  Quant à moi, que tout soit si facilement accessible avec les réseaux sociaux fait ressortir le pire de l’humain qui stalke. Et je m’inclus. Intolérante au jugement, je juge ceux qui jugent… M’enfin.

J’ai le plus grand respect pour les gens qui font des choix, les assument et sont capables d’en discuter dans le respect. Trop souvent l’individu est pesé, jugé, défini de façon superficielle. Ça m’attriste profondément. Le débat est tranché, t’es parent ou non-parent, d’un bord ou de l’autre. Pourquoi ça devrait être noir ou blanc? Pourquoi devoir se justifier? C’est un choix personnel qui n’a pas à être jugé, elle est où l’offense? Les deux ont leurs raisons et ces raisons sont bonnes pour eux alors…

Cependant, que tu veuilles fêter la non-parentalité ou la parentalité, good for you! Célébrons la vie dans toute sa complexité et sa beauté!!  Mais s’il te plait, ne descend pas le choix qu’a fait l’autre, n’ostracise pas.  Essaie de comprendre mais surtout de respecter. On joue pas à qui est le meilleur ici, c’est pas une compétition c’est un choix de vie.

Rewind Replay, yé où le piton stop??

Tsé quand tu te rejoues une scène dans la tête, volontairement ou non.  Parfois ça crée des fous rires immenses mais là, mon rewind / replay j’ai hâte qu’il stoppe. Oui oui, y’a que moi qui puisse peser sur le piton. Je le sais. Un ami m’a dit que parfois une scène fait presque aussi mal que de tomber soi-même. C’est ça.

Mettons que je n’avais pas prévu que la première personne que je ramasserais après mes cours de secourisme serait mon chum. Soyez rassurés, il est hors de danger. Bravo championne, je suis restée calme. Soyons francs, en apparence parce qu’en dedans ça roulait en ta! Accident bête, personne d’autre impliqué. Parti d’un stop pour tourner à gauche, pris sa courbe plus large parce qu’il y avait une auto, par terre un restant de sable/gravier de déglaçage, la moto est partie et lui a rebondi sur le sol. Deux fois. Sur le dos.

Dans ma tête je le revois. On est relié par micro alors je l’entends aussi, très fort. Le temps s’arrête mais s’accélère aussi, weird feeling. J’arrête ma moto, je vais le voir. Crisse que j’ai peur. Il s’est placé lui-même en position latérale, je ne le touche pas et je lui pose des questions. Où t’as mal? Veux tu l’ambulance? L’omoplate. Oui.

Cinq minutes et la cavalerie s’est pointée. Deux camions de pompiers, deux bagnoles de flic, l’ambulance. Avant leur arrivée un jeune homme s’est arrêté et nous a tenu compagnie. C’est fou comment même si quelqu’un ne fait rien il est utile. Un autre s’est arrêté,  est venu lever la moto et la mettre sur la béquille. Puis les pompiers et ambulanciers ont pris le relais avec mon homme, les policiers avec moi. La fille calme et en contrôle avait décidé de ramener la moto en la poussant jusqu’à la maison. 750 mètres, pfft facile. Estie j’arrive même pas à la sortir du garage! Merci au policier qui a gentiment insisté pour appeler un remorqueur. Merci au remorqueur d’avoir entré la moto dans le garage. Merci pour ma première fois dans une auto de flics! Me suis réchauffée avant de reprendre ma moto et la ramener à la maison. Pour repartir rapido vers l’hosto et attendre qu’on me laisse entrer dans l’aire de choc. Crisse que j’ai hâte de savoir.

L’inquiétude est partie quand j’ai su qu’on parlait de côtes cassées. Douloureux comme le criss mais pas de dommages irréparables. Le stress lui, non. Il est là, et sort petit à petit.  Constatation: j’ai toujours fonctionné à 200% en situation d’urgence mais quand c’est ton chum qui est par terre les fils se touchent un peu. Mais bon, chuis pas une poule pas de tête non plus alors c’est rassurant. 😛

Faque là, je suis en mode relax avec l’homme et ses baby back ribs, j’essaie de ne pas trop être tannante avec mes questions et je gère mon émotivité. Et je cherche le piton stop sur l’enregistreur cervical…

Morale de l’histoire: sois prudent, arrête sur les lieux d’un accident parce que même si t’es pas secouriste tu sais tenir compagnie et faire le 911 et c’est vital. Je te redonne le lien vers l’appli qui sauve des vies, superbement bien conçue par l’équipe de la Croix Rouge Canadienne. Parce qu’on ne sait jamais.

Bonne route, bonne saison, keep safe!

De la procrastination

Bien entendu, puisque j’ai un travail de session à pondre, je fais tout sauf ça… Et relire mes vieux billets de non moins vieux blogues m’amuse toujours dans ces moments. Devine quoi ami lecteur? Un mot: procrastination! En fait deux, puisqu’insomnie revient souvent luissi 😉

Ahh l’insomnie! Chez moi on en retrouve plusieurs types:

  • l’insomnie lunaire, qui nécessite de consulter le calendrier lunaire avant de dormir près de la mer;
  • l’insomnie financière, ou comment boucler ma fin de mois;
  • l’insomnie scénario, ou comment faire un film tiré d’un événement de ma journée;
  • l’insomnie d’entraînement, quand j’ai l’adrénaline dans l’tapis;
  • l’insomnie hormonale, bin oui toi!
  • l’insomnie stomacale, parce que j’ai trop ou patassez mangé;
  • l’insomnie auriculaire, parce que mon homme ronfle ou a une grippe d’homme;
  • L’insomnie mnémonique, parce que je ne veux surtout pas oublier kekchose;
  • l’insomnie de rebond, tsé t’as pas bien dormi pis tu fais une sieste de 3 heures l’aprèm…

Bref, j’ai mille et une raisons de faire la pitoune dans le lit, et ça n’a rien de sexy. Cette semaine, je me suis tapé 3 belles courtes nuits et oh bonheur j’ai dormi comme une souche la nuit passée. Joie, mon insomnie ne gagnera pas les séries ce mois-ci!  N’empêche que l’insomnie a une incidence directe sur ma capacité de concentration. Non mais tsé, j’allais écrire un billet sur la procrastination… o.O

Blacklist

Trame sonore: Blacklist saison 1 merci Spotify.

Ambiance: tisane et chat sur les genoux.

Couleur: violet.

Parfum: réglisse.

Soirée tranquille. Contrat de révision (oui j’en prends encore, avis aux intéressés). Belle-maman écoute la messe et pour ne pas l’entendre, je me plogue sur une trame sonore qui me fait décoller. J’aime ces moments où je me retrouve dans une bulle, hors de la routine, hors du temps, un peu hors de moi. C’est un peu comme enfiler mon casque, enfourcher Godzilla et prendre le bois. Route sinueuse qui dort en cuillère avec la rivière; le tumulte de celle-ci qui se réveille et gronde pour sortir du lit; ça sent la bouette, le dégel.  Enroulées tout près du sol, les frondes de fougères font les timides alors que les trilles sont fiers de s’étirer. Le bonheur de sortir de l’hibernation….

Tiens, un extrait juste pour toi. Enjoy!

Vrac du nombril de semaine

Fait un bail que je n’ai pas vraqué me semble… Et puisque tout est en désordre dans ma tête, pourquoi ne pas en profiter pour pitcher mes pensées éparses dans le carré blanc…

  • Barak, high five dude! Non mais quel discours inspirant qui a dû en faire râler plus d’un. Dommage que le repêchage soit juste bon pour le sport… Je le repêcherais pour le Canada moi.
  • Condamnation de Raif Badaoui, tuerie chez Charlie Hebdo, barbares de Boko Haram, et tutti quanti. Calvasse on fait quoi là?? Qui va habiter ses gamètes pis gérer ça? Les Avengers sont où quand on en a besoin? Hein? Je fais quoi moi? Bin j’en parle… Mouin…
  • Minute cinéma. American Sniper. J’ai aimé ça. Sauf la scène avec le bébé fake, tabouère fallait le faire de manquer cette scène-là. C’est pourtant pas compliqué trouver un bébé fille avec des parents qui veulent en faire une vedette… Bref, j’ai aimé pareil parce qu’on parle trop peu du syndrome post traumatique et que c’est terrible.
  • Mon 2015 perso commence avec de bonnes nouvelles, ça fait du bien parce que le point 2 de ce vrac m’a comme fait débander…
    • Première bonne nouvelle: mon mandat qui se termine plus tôt que prévu parce qu’ils m’embauchent pour un poste. Tite tape sur l’épaule et danse de joie!
    • Deuzio: la chronique d’un vieux char, es finito! Lucky est entrée dans mon driveway depuis deux semaines et je l’aime d’amour. Enfin le retour de Volks dans ma vie! J’ai été chanceuse en ta qu’elle me tombe dessus, d’où son p’tit nom.
  • Sylvie Desgroseillers. WOW!! Ce sera tout.
  • Ma moto est toute nue dans le garage, c’est à la fois déprimant et excitant. Je sais, pas tout le monde peut la comprendre celle-là… 😛

Sur ce, il est temps de me grouiller direction Valleyfile…

Lunis dies

Aujourd’hui j’apprécie vraiment le privilège de l’horaire flexible. Je pourrais signer l’éloge de la lenteur sans problème. Entre le moment où je pense et celui où j’agis, j’erre… La beauté, c’est que partir à 8h45 de la maison égale arriver au boulot à 9h15, et zéro trafic est un petit bonheur fort apprécié.

N’empêche que mon jet lag lunaire ne m’a pas empêché de rire jaune en pensant à notre cher gouvernement et  son improvisation sur le thème de l’austérité. Avance hercule! A priori je ne suis pas contre la rigueur budgétaire, le déficit et les intérêts qu’il suscite donnent le vertige. Mais ce que je vois depuis plusieurs mois est soit une stratégie machiavélique, soit de l’improvisation. Les conservatoires de musique et les subventions aux organismes scientifiques, on coupe, on encaisse la levée de bouclier, on revient sur la décision en disant qu’on avait pas encore pris de décision finale. Yeah, right!! Et le Comité de révision des programmes? Encore une fois une bonne idée au départ mais du « on coupe! » sans penser aux impacts. L’état peut pas tout payer vous me direz, non vous avez raison. Mais peut on pour une fois faire une profonde réflexion sur les programmes et leur impact chez les gens? Peut-on pour une fois être créatif? Peut-on pour une fois penser plus loin que la prochaine élection? Bref, ça m’écœure! Tous partis confondus, fédéral comme provincial et municipal. Et mon côté cynique ne peut s’empêcher d’ajouter son grain de sel: pendant qu’on s’insurge contre l’austérité, de kossé qu’ils sont en train de nous passer sous le nez???

Bon ok ça fera. Montée de lait terminée pour cause de déficit d’énergie et d’attaque de cynisme aigu…

Sur une note plus positive, faites courir vos doigts sur iTunes et Google Play pour télécharger l’Appli qui sauve de la Croix Rouge Canadienne. Et oui, y’a une application pour ça!! Vraiment bien faite, facile à naviguer et à utiliser. Un conseil, consultez-la avant d’être en situation d’urgence, histoire d’avoir une p’tite idée avant l’urgence… 😉 Voici les liens:

https://itunes.apple.com/fr/app/lappli-qui-sauve-croix-rouge/id407785632?mt=8  

https://play.google.com/store/apps/details?id=com.tkm.crf&hl=fr

Bonne journée lunaire là!

Résilience

Comme dans peu importe ce qui arrive dans ma vie, je retombe toujours sur mes pattes. Mon côté félin, mais t’inquiète ami lecteur, je suis vaccinée/opérée ah oui mais pas dégriffée parzemp. Je n’ai aucune idée de combien de fois j’ai fait un triple salto arrière après que la vie m’ait crissé un coup de 2 X 4 en pleine gueule. Pis là je dis ça humblement parce que tsé, j’ai ma santé (physique parce que je commence à douter de la mentale), de beaux enfants (oui oui, même mon Toineau avec son emballage un peu croche), un chum qui m’aime, une famille bio et adoptée extra, un toit au dessus de ma tête et de la bouffe dans le frigo.

Ma mère m’a tellement répété qu’on ne doit pas se plaindre le ventre plein que je me sens coupable de dire que ça va pas. Elle disait « arrête de te poser des questions pis passe à travers en faisant confiance ». Elle ajoutait à Dieu, mais bon scusez fait longtemps que j’ai décroché. J’aurais peut-être pas dû, me semble qu’elle est faite plus forte que moi à 76 ans…

Les coups de 2 X 4, t’as beau les encaisser pis retomber sur tes pattes, il te reste des cicatrices. Et un jour, tu vois le 2 X 4 s’en venir à full pin ( ça viens-tu de full spin?), tu le regardes en pleine face (la vie a dessiné un smiley avec un sourire démoniaque dessus), tu te dis que tu vas le battre de vitesse pis tu te baisses alors que t’aurais dû sauter. Oops

Je vais encore me relever, me retrousser les manches pis me crisser un coup de pied au cul. Parce que c’est moi. Je braille ma vie pendant quelques jours puis une fois le méchant sorti, je lèche mes plaies, je me relève et je repars dans la ruelle écoeurer les autres félins. Mais sérieux, là chus fatiguée. Vraiment. Ça va être un peu plus long, un peu plus difficile parce que y’a des cicatrices qui se sont ré-ouvertes. Quoique je pourrais faire ce que ma mère dit pour une fois. Pas essayer de comprendre pis d’analyser, juste faire confiance…

Chronique de (vieux) char

C’est mon karma faut croire. J’ai eu une bagnole dont la porte ne barrait pas, une autre dont la fenêtre n’ouvrait pas et hier soir ma super bagnole a décidé que la porte ne débarrerait plus. Ouin. Je vais devoir faire réparer ça, vraiment dangereux.

En attendant de trouver le temps, je me mets en forme et divertis du même coup ceux qui me regardent entrer et sortir de la dite bagnole par la portière passager. Peu à peu, je raffine la technique. Ça donne un beau mix de squats, étirements, abdos… Le tout en robe et talons hauts, en tentant de demeurer décente. Quasiment gracieux! Non. Pas de photos/vidéos. Du moins pas que je sache. Misère. #MieuxVautEnRire